Association Téteghémoise d'Histoire
Métiers à Téteghem au XVIIIe siècle
Métiers à Téteghem au XVIIIe siècle

Estampe de Jean Duplessis-Bertaux (musée Carnavalet, Paris)
Dans les « répertoires des causes civiles portées devant les échevins de la ville et châtellenie de Bergues pour le quartier Nord » (1), dont il a été question précédemment lien : litiges sous l'Ancien Régime (1) (2) (3), nous avons rencontré des métiers présents à Téteghem dans le courant du XVIIIe siècle, autres que fermier prépondérant dans cette paroisse rurale :
- brasseur (en 1741, 1750, dont un au Pont à Charettes en 1789)
- cabaretier (dont un à l'enseigne Le Roy de France en 1725, un autre à l'enseigne Le Tourniquet en 1786)
- charpentier (en 1746, 1753, 1772, 1784 et 1788)
- charron (en 1749, 1780)
- chirurgien (en 1728, 1747, 1775, 1780, 1783 et 1784)
- couvreur de paille (en 1750, 1786)
- maçon (en 1745 et 1749, 1769)
- maréchal ferrant (en 1752)
- médecin (en 1756)
- tisserand (en 1787 et 1788).
Il est aussi fait mention d'une boutique en 1772.
Une autre source (2) précise qu'en 1750 il y avait au village deux brasseries, trois cabarets, un moulin.
Gérald Mennesson
1- Archives municipales de Bergues, cote FF 176 à 213.
2- Idem, cote CC 19.
Pas tendre !

Pas tendre !
Dernière trouvaille de Guy, cet article caustique extrait des colonnes du Courrier Populaire (1), organe libéral, du 28 février 1909.
Le journaliste y raille le maire de Téteghem Modeste Delcourt (2) et les conférences républicaines.
Derrière la moquerie percent les conflits d'opinion et des tensions restées vives entre la République et l'Église. La loi de séparation des Églises et de l'État (3), les inventaires des biens ecclésiastiques et leur dévolution ont marqué durablement les esprits, et dans les réunions publiques des laïcs se heurtent encore aux catholiques. Dans leurs conférences populaires, les républicains recherchent l'apaisement.
Trois curés
Trois curés

Contre les prêtres réfractaires (estampe anonyme, vers 1791, Paris, musée Carnavalet)
Ils se distinguent. Trois prêtres ayant officié à Téteghem avant le XXe siècle se singularisent par leur destin. L'un par les circonstances présumées de sa mort, les deux autres comme victimes de la Révolution.
Du nouveau sur Jean de Montailly
Du nouveau sur Jean de Montailly

Illustration : couverture du roman Clairet sur Zoulzie
Comme nous le présumions, Jean de Montailly, écrivain domicilié à Téteghem dans les années 1920, est un pseudonyme. Le pseudonyme de Michel Dobbelaere (1901-1980) (1).
Biens du Bureau de bienfaisance
Biens du Bureau de bienfaisance

Fonds ATH
Les informations manquent sur les propriétés foncières du Bureau de bienfaisance de Téteghem. Mais il y a cette délibération du conseil municipal du 13 février 1855 en vue de faire restituer à l'institution d'assistance « huit articles de bienfonds (lui) appartenant (…) indûment détenus par des tiers, à son préjudice ».
En litige : 78 ares de terre à Téteghem, 86 ares à Coudekerque-Branche, 1 hectare 32 ares à Ghyvelde.
Gérald Mennesson