I- Des fermes moins nombreuses

Les fermes, avec l'église et le cimetière attenant, participent de l'identité villageoise. Il en a été ainsi durant des siècles : les fermes sont emblématiques des communes rurales.

Téteghem a longtemps été l'une de ces communes.

Mais ce n'est plus vrai aujourd'hui.

Le nombre d'exploitations, encore important après guerre, a progressivement décliné puis, à partir des années 1970, fortement chuté.

C'est un phénomène général. Partout en France, ces dernières décennies, le paysage rural n'a cessé de reculer sous la pression immobilière, une urbanisation galopante et vorace ; partout les constructions ont réduit l'espace agricole. Et cela continue : le béton mange la terre, on bâtit frénétiquement.

 

 

 

On entend par exploitation agricole la grande culture, l'horticulture, le maraîchage, l'élevage, c'est-à-dire l'activité agricole dans son ensemble (le secteur primaire en économie).

À Téteghem, le pourcentage d'agriculteurs exploitants par rapport à la population active de la commune tombe à 1,2% en 1990 (14% en 1968).

Pour ce qui concerne les cultivateurs uniquement, c'est-à-dire les fermes proprement dites, soit la grande culture (avec un peu d'élevage), leur nombre a évolué de la façon suivante :

 

Source : Archives départementales du Nord, recensements 1906 cote M474/586, 1936 cote M474 6/33,

1946 cote M474 7/26. Enquête de Noël Bourgois pour les années suivantes.

Trois fermes ont été rattachées au territoire d' Uxem

lors de la distraction de Téteghem de la place d'Uxem en 1996.

 

 

1- La localisation des fermes en 1977

 

Les quarante-quatre fermes sont réparties sur l'ensemble du territoire, avec une moindre représentation au Nord-Est.

On connaît la superficie des exploitations : moins de 20 ha (six fermes), entre 20 et 40 ha (vingt-six), entre 41 et 60 ha (dix), plus de 60 ha (deux).

Sur la carte, la taille des fermes diffère selon l'importance de l'exploitation.

 

 

 

2- L'aspect des fermes

 

En U ou en L.

Construites en briques provenant des briqueteries des environs. (Briques jaunes de préférence, plus solides que les rouges).

Avec des bâtiments d'élevage attenant à la maison d'habitation.

On le voit sur cette photo.

 

 

Derrière les trois portes : l'écurie, la porcherie et l'étable. Avec, en haut, une chambre aménagée dans un grenier pour les saisonniers (Espagnols).

 

Sur une autre photo : une cloche. Pour sonner l'heure du déjeuner (13 h).

 

 

 

À suivre ...